Quand j’ai décidé de ne plus être un Coach Agile !

Cela fait maintenant plus de 15 ans que j’accompagne les entreprises et les équipes à faire ou à devenir Agile. J’ai été vue pendant toutes ces années comme le garant de l’Agile ou de Scrum où j’ai aidé au déploiement de l’Agile dans plus de 50 entreprises, accompagné plus 200 équipes en leur montrant la voie et formé ou coaché plus de 2000 personnes. Malheureusement, maintenant, je ne trouve plus de sens dans mes accompagnements ! La seule chose que l’on me demande est de mettre en place SAFe, Kanban, Scrum…

Ces demandes ne me font pas vibrer. J’ai même parfois de la difficulté à voir la valeur ajoutée que je vais apporter. J’ai une perte de sens et de valeurs dans ce que je fais ! Ma motivation est en berne. Il est temps pour moi de tourner la page et de réaligner mon état d’esprit, mes valeurs, mes principes et mes pratiques. Pour cela, il est nécessaire de m’alléger et ce qui me pèse en ce moment c’est l’Agile. Alors je m’en débarrasse ! Qu’est-ce que j’ai à perdre en me débarrassant d’Agile ? Ou plutôt qu’est-ce que j’ai à y gagner ?

En me débarrassant de l’Agile, je souhaite retrouver le plaisir d’accompagner les personnes et de les aider à réussir dans ce qu’ils font. Pour cela, j’ai une intime conviction que ce qui compte vraiment c’est la réussite des personnes, des équipes et des organisations à ce qu’elles aspirent.

Cela passe par le plaisir de faire les choses, de les faire de la bonne façon et avec les bonnes personnes.

Qui n’a jamais eu envie de travailler avec tel ou tel collègue mais pas tel ou tel autre ou faire un produit, apporter un service qui change la vie des gens ou trouvé extraordinaire la qualité d’un produit ?

En me débarrassant de l’Agile, je me recentre sur ce qui fait que les personnes ont plaisir à se rassembler pour faire les choses. Les relations entre les uns et les autres en deviennent importantes. C’est la qualité des personnes et de leurs relations que dépendant de la réussite de ce qu’ils entreprennent. Parfois ces relations ont juste besoin d’un puis huile dans les rouages pour mieux. Mais parfois, elles sont plus compliquées et plus difficile et une aide est la bienvenue. Ces difficultés peuvent devenir de vrai problème pour certaines personnes. Elles mettent tout en œuvre pour sortir de cette situation qui les fait souffrir, malheureusement, elles n’y parviennent. Ce sont ces personnes et ces collectifs qui rencontrent des difficultés dans leurs entreprises qui me passionnent. Vous pouvez peut-être y voir la posture du sauveur, ici, mais cela n’a rien d’une posture de sauveur que de proposer son aide sans en garantir le succès. J’offre une nouvelle opportunité de réussir à s’en sortir.

En me débarrassant de l’Agile, je reprends plaisir à partager l’enthousiaste que j’ai à faire construire des produits qui apportent de la valeur. Ce n’est jamais facile car la valeur de l’un n’est pas la valeur de l’autre. L’enjeu est d’identifier la problématique que le client du service ou du futur produit pour l’entendre dire à la fin : Oui c’est exactement ce que j’ai besoin ! Pour obtenir cela, il faut accepter de construire une solution à partir de la solution qu’il nous amène. Souvent la surprise, c’est de trouver une nouvelle façon de résoudre le problème en l’observant sous un angle encore pas explorer. Il n’y a rien de plus motivant que d’ouvrir un nouveau champ des possibles !

En me débarrassant de l’Agile, je participe à la concrétisation des besoins de mes clients. Avec le temps les modifications qu’ils apportent dans leurs fonctionnements, que cela soit personnel, que se soit organisationnel ou que se soit structurel, une attention doit être porté. En effet ceux-là peuvent influencer leurs besoins et il est alors important de pouvoir y apporter un soutien et d’ajuster son accompagnement.

En me débarrassant de l’Agile, je m’offre de nouvelle opportunité de construction d’accompagnement avec mes clients. Eux et moi construisons ensemble un chemin vers leur réussite. Cet accompagnement se construit au fur et à mesure de l’évolution du client.

En me débarrassant de l’Agile, je deviens coach. Je me libère du poids méthodologique et de l’aura de l’expertise que j’avais. Les concepts et principes acquis me sont toujours d’une grande aide pour faire entrevoir de nouvelle voie à mes clients. D’autre part, j’ai développé de nouvelles compétences qui me font entrevoir différemment les accompagnements et sur ce qui est vraiment important pour mes clients. Cela m’amène aussi à une plus grande liberté d’accepter ou de refuser un accompagnement en fonction de ce que je peux faire et envie de faire.

Pour conclure, en me débarrassant de l’Agile, je retrouve du sens lorsque je fais grandir mes clients en construisant des produits ou offrant des services impactant positivement la vie des gents, de me concentrer sur les besoins de mes clients et de les aider à naviguer plus facilement dans un univers aussi changeant.

One thought on “Quand j’ai décidé de ne plus être un Coach Agile !

  1. Bonjour,
    Un de mes contact sur linkedin a aimé le post qui pointait sur votre blog. Je ne suis pas coach agile, j’ai été jusqu’à peu administrateur système et réseau. Néanmoins, je me retrouve dans votre article pour différente raisons.
    J’ai moi aussi un blog (www.fehu.fr). Pour l’instant il n’y a qu’un article mais il parle de la même chose. A savoir que l’on a besoin de voir autre chose, de retrouver un sens à ce que l’on fait.
    En tout cas éclatez vous en devenant coach.
    Cordialement,
    Hervé

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